Comme la peinture est passée de la représentation à la figuration – probablement à cause de l’arrivée de la photographie – j’ai cherché dans cette série à aller au-delà de la représentation du paysage vers une forme de figuration poétique de celui-ci.
Le temps est un élément primordial de ma démarche photographique. Il peut être appréhendé de différentes façons. Le temps qui m’a intéressé ici est celui qui s’écoule entre l’ouverture et la fermeture de l’obturateur de l’appareil photo et ce que l’appareil photo enregistre pendant ce délai.
Le mouvement et le paysage sont à priori des éléments quelque peu contraires. Un paysage ne bouge pas devant nos yeux, c’est même ce qui en fait sa spécificité. En incluant un mouvement pendant la prise de vue, on peut créer un autre paysage, inspiré tout de même du moment présent, des couleurs, des formes et des lumières qui le constituent, mais différent de ce que l’œil voit.
Le mouvement ou le déplacement de l’opérateur permet quand à lui, de créer un autre paysage ou le hasard créé une forme de poésie dans l’image obtenue comme par exemple dans les prises de vue multiples.
Au delà de ces éléments, il y a l’envie de créer et de ressentir une émotion à la vue du résultat obtenu. Ce n‘est pas une volonté de magnifier ou d’embellir le paysage mais de le révéler autre, voir de le construire différent.
Cette série est construite en plusieurs chapitres en fonction du paysage dans lequel je me suis glissé pour en capturer une impression, une émotion et tenter d’en restituer une représentation poétique.





